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Philosophie · Terminale · Chapitre 11
Peut-on penser sans les mots ?
IntroductionIntroduction — poser le problème — « le langage : instrument ou condition de la pensée ? »
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Amorce — entrer dans le sujet

Il nous arrive de « chercher nos mots », d'avoir une idée « sur le bout de la langue » : comme si la pensée existait avant les mots, et que ceux-ci venaient seulement, et mal, l'habiller.

THÈSEPartie I
I · AThèse première — l'ineffable — « la pensée riche se passe de mots »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Peut-on penser sans les mots ?

À première vue, oui : il existe une pensée si riche que les mots ne peuvent la dire — l'ineffable. Bergson l'éclaire.

I · BThèse première — les mots trahissent — « le langage appauvrit la pensée »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Si la pensée riche est intuition, alors les mots, loin de la servir, la trahissent. Bergson montre pourquoi.

I · CThèse première — le langage-instrument — « le langage n'est pas essentiel à la pensée »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

De là une conséquence forte : si l'on peut penser sans les mots, le langage n'est qu'un instrument de communication, non la condition de la pensée.

ANTITHÈSEPartie II
II · AAntithèse — l'objection — « l'ineffable n'est qu'une pensée obscure »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Mais cette « pensée sans mots » est-elle vraiment une pensée ? Hegel le conteste : l'ineffable n'est qu'une pensée confuse, inachevée.

II · BAntithèse — le mot donne forme — « c'est dans les mots que nous pensons »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Plus encore, le mot n'est pas un inconvénient : il donne à la pensée son existence. Hegel le montre : c'est dans les mots que nous pensons.

II · CAntithèse — la sensibilité — « la parole façonne le sentir »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Reste une objection : et la sensibilité ?

Les sentiments n'échapperaient-ils pas aux mots ?

Non : Cassirer montre que la parole transforme jusqu'à notre façon de sentir.

SYNTHÈSEPartie III
III · ASynthèse — pas de pensée déjà donnée — « je forme ma pensée en l'exprimant »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

L'impression d'un langage trop pauvre vient d'une illusion : croire que la pensée est déjà là, avant les mots. Merleau-Ponty la dissipe : la pensée se constitue en s'exprimant.

III · BSynthèse — parole parlée / parlante — « on n'a jamais fini de mieux dire »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Pourquoi le langage paraît-il tantôt pauvre, tantôt créateur ? Merleau-Ponty distingue la parole parlée et la parole parlante.

III · CSynthèse — l'oral vivant — « la pensée se construit en parlant »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Cette recherche de la parole juste explique enfin la supériorité de la parole vivante sur l'écrit figé. Platon le montre par le mythe de Theuth.

Conclusion généraleConclusion — répondre & ouvrir — « le langage, condition de la pensée »
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Bilan du parcours — ce que le devoir a établi

🧭Peut-on penser sans les mots ?

D'abord, il semblait que oui : l'ineffable, l'intuition (Bergson), les mots trahissent le singulier, d'où le langage réduit à un instrument.

📝Mais on ne peut pas penser sans les mots : l'ineffable n'est qu'une pensée confuse (Hegel), c'est dans les mots que nous pensons (Hegel), et la parole façonne jusqu'à notre sensibilité (Cassirer).

Le dépassement : la pensée se constitue en s'exprimant (Merleau-Ponty), il faut chercher la « parole parlante » (Merleau-Ponty), et la parole vivante l'emporte sur l'écrit figé (Platon).