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Philosophie · Terminale · Chapitre 10
Toute vérité est-elle scientifique ?
IntroductionAnalyse du sujet · problématique · annonce du plan
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Amorce — entrer dans le sujet

🪶On dit volontiers « c'est scientifiquement prouvé » pour clore un débat — comme si la science seule disait le vrai.

Mais détient-elle vraiment le monopole de la vérité ?

D'où la question : toute vérité est-elle scientifique ?

THÈSEPartie I
I · AThèse première — la définition — « la vérité scientifique »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Pour savoir si toute vérité est scientifique, il faut d'abord savoir ce qu'est une vérité scientifique.

Or elle se reconnaît à ses garanties : la démonstration et l'expérience.

I · BThèse première — les garanties — « la science, garde-fou »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Pourquoi accorder cette confiance à la science ?

Parce que ses garanties protègent du danger le plus constant : se croire dans le vrai quand on est dans l'illusion.

I · CThèse première — le scientisme — « la science a le monopole du vrai »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Si la science seule garantit le vrai, la conclusion s'impose : toute vérité est scientifique.

C'est ériger la science en juge suprême — le scientisme.

ANTITHÈSEPartie II
II · AAntithèse — la révision — « rien que des vérités provisoires »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Éprouvons la thèse.

Si toute vérité est scientifique, elle hérite des caractères de la science — or la science est sans cesse révisée.

Première conséquence : il n'y aurait que des vérités provisoires.

II · BAntithèse — le réductionnisme — « tout ramener aux sciences dures »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Deuxième conséquence.

Si seule la méthode des sciences dures donne le vrai, alors tout savoir devrait s'y plier.

Mais peut-on traiter la justice ou la beauté comme un théorème ?

II · CAntithèse — la liberté niée — « l'homme réduit à une machine »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Troisième conséquence, la plus grave.

La science explique tout par des lois (le déterminisme).

Appliquée à l'homme, elle réduit son esprit à la matière et nie sa liberté.

SYNTHÈSEPartie III
III · ASynthèse — expliquer / comprendre — « deux méthodes »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Ouvrons la seconde voie.

Toute vérité ne se conquiert pas comme un théorème.

Déjà, à l'intérieur même des sciences, la méthode des sciences dures n'est pas la seule.

III · BSynthèse — fait / valeur — « des vérités hors science »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Allons plus loin.

Il est des vérités qu'aucune science ne peut établir — parce qu'elles ne portent pas sur des faits, mais sur des valeurs, des fins, du sens.

III · CSynthèse — le cœur — « des vérités que la raison ne démontre pas »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Voici la voie ultime.

Il y a des vérités que la raison scientifique ne démontre pas, mais que le cœur sent.

C'est la grande distinction de Pascal.

Conclusion généraleLa réponse à la problématique & l'ouverture
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Bilan du parcours — ce que le devoir a établi

🧭Toute vérité est-elle scientifique ?

Il semblait d'abord que oui : seule la science, par la démonstration et l'expérience, garantit le vrai — le scientisme lui accorde le monopole (Comte).

Mais les conséquences de cette thèse la rendent intenable : toute vérité serait provisoire (Popper), tout savoir devrait devenir science (réductionnisme), et la liberté disparaîtrait (Descartes).

Le dépassement : il existe d'autres voies — comprendre le sens (Dilthey), les vérités morales (Hume), le cœur (Pascal).