📜 Tableau — Philo← → = un encadré à la fois (la voix suit) · Échap = retour · clic = sélectionner
Philosophie · Terminale · Chapitre 8
Le bonheur dépend-il de nous ?
IntroductionAnalyse du sujet · problématique · annonce du plan
1

Amorce — entrer dans le sujet

🪶Tous les hommes recherchent le bonheur — c'est, disait Aristote, la fin que chacun poursuit.

Mais le tient-on de la chance, ou le construit-on soi-même ?

D'où la question : le bonheur dépend-il de nous ?

THÈSEPartie I
I · AThèse première — la fortune — « le bonheur est affaire de chance »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

À première vue, le bonheur ne dépend pas de nous.

Le mot le dit : « bon-heur », c'est la bonne fortune.

Or la fortune ne se commande pas.

I · BThèse première — l'intempérance — « le bonheur, c'est tout obtenir »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

On objectera peut-être : si le bonheur, c'est jouir, alors il dépend de nous de le poursuivre — il suffit de satisfaire tous nos désirs.

C'est la thèse de Calliclès.

I · CThèse première — l'idéal indéterminé — « on ne sait pas ce qui nous rendra heureux »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Il y a une raison plus profonde de douter que le bonheur dépende de nous : nous ne pouvons même pas le définir. Kant montre que le bonheur est un idéal indéterminé.

ANTITHÈSEPartie II
II · AAntithèse — la maîtrise de soi — « il dépend de nous d'être heureux »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Renversons la perspective.

Le bonheur ne dépend pas des choses — qui nous échappent —, mais de notre rapport aux choses, qui dépend de nous.

C'est la grande leçon des stoïciens : il dépend de nous d'être heureux.

II · BAntithèse — l'ataraxie — « le bonheur est à notre portée »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Les sages renversent la perspective : le bonheur dépend de nous, pourvu qu'on sache gouverner ses désirs. Épicure en fait une médecine de l'âme.

II · CAntithèse — la volonté — « il faut vouloir être heureux »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Il y a plus que la maîtrise des désirs : le bonheur se veut. Alain en fait presque un devoir.

SYNTHÈSEPartie III
III · ASynthèse — la sagesse — « le bonheur dépend de notre vertu »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Les stoïciens ont raison contre la fortune : le bonheur dépend d'abord de nous. Mais leur exigence est peut-être trop haute : peut-on être heureux dans le dénuement total ?

La vérité est entre les deux — et Aristote la formule.

III · BSynthèse — les conditions — « ni toute-puissance »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Le stoïcisme et la volonté risquent de trop promettre. Aristote rappelle que le bonheur, s'il dépend de nous, suppose aussi des conditions : des biens extérieurs et l'amitié.

III · CSynthèse — par surcroît — « le bonheur ne se vise pas directement »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Une dernière nuance : le bonheur dépend de nous, mais indirectement.

À le poursuivre pour lui-même, on le manque ; il vient « par surcroît ».

Conclusion généraleLa réponse à la problématique & l'ouverture
1

Bilan du parcours — ce que le devoir a établi

🧭Le bonheur dépend-il de nous ?

Il semblait d'abord que non : bonne fortune instable (Solon), impasse de l'intempérance (Calliclès), idéal indéterminé qu'on ne peut même définir (Kant).

Mais il dépend de nous : par le bon usage de nos jugements (Épictète), la maîtrise des désirs et l'ataraxie (Épicure), la volonté (Alain).

Le dépassement : il dépend de nous à certaines conditions — la vertu (Aristote), mais avec un minimum de biens extérieurs (Aristote), et de façon indirecte, « par surcroît » (Pascal).