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Philosophie · Terminale · Chapitre 7
Le travail permet-il de prendre conscience de soi ?
IntroductionAnalyse du sujet · problématique · annonce du plan
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Amorce — entrer dans le sujet

🪶On oppose volontiers le travail — la peine, le gagne-pain — et la vie de l'esprit.

Pourtant, l'homme passe l'essentiel de sa vie à travailler, et l'on dit volontiers qu'un métier « révèle » un homme.

D'où la question : le travail permet-il de prendre conscience de soi ?

THÈSEPartie I
I · AThèse première — le projet conscient — « l'abeille et l'architecte »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Le travail permet-il de prendre conscience de soi ?

D'abord, oui : car le travail humain est conscient. Marx le montre en distinguant l'homme de l'animal.

I · BThèse première — la reconnaissance de soi — « l'homme se contemple dans son œuvre »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

En travaillant, l'homme ne se contente pas de concevoir : il transforme la nature et s'y reconnaît. Hegel en fait le ressort de la conscience de soi.

I · CThèse première — l'homo faber — « l'intelligence fabrique »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Cette puissance de fabriquer n'est pas un trait parmi d'autres : elle définit l'homme. Bergson le nomme homo faber.

ANTITHÈSEPartie II
II · AAntithèse — la nécessité — « le travail nous rabaisse »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Le travail n'est pourtant pas toujours libérateur : il est d'abord nécessité et peine.

La Genèse en fait une malédiction.

II · BAntithèse — l'animal laborans — « le travail rivé aux besoins »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Ce travail-survie a un nom : l'animal laborans. Hannah Arendt montre qu'enfermé dans le cycle des besoins, il ne donne aucune conscience élevée de soi.

II · CAntithèse — l'aliénation — « l'ouvrier ne se reconnaît plus »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Il y a plus grave que la peine : dans le travail moderne, l'ouvrier est dépossédé de son produit. Marx appelle cela l'aliénation.

SYNTHÈSEPartie III
III · ASynthèse — le devenir — « le travail fait l'homme »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Le travail n'est donc pas mauvais en soi : bien mené, il construit l'homme. Marx le montre : en transformant la nature, l'homme se transforme lui-même.

III · BSynthèse — la reconnaissance — « un travail reconnu accomplit l'homme »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Pour que le travail accomplisse l'homme au lieu de l'aliéner, il doit être reconnu.

La conscience de soi par le travail passe par la reconnaissance d'autrui (Hegel, Honneth).

III · CSynthèse — au-delà du travail — « l'homme ne se réduit pas au travail »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Enfin, l'homme ne prend pas seulement conscience de soi par le travail : il se réalise pleinement au-delà, dans l'action et le loisir. Arendt et Aristote le rappellent.

Conclusion généraleLa réponse à la problématique & l'ouverture
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Bilan du parcours — ce que le devoir a établi

🧭Le travail permet-il de prendre conscience de soi ?

Il semblait d'abord que oui : le travail humain est conscient (Marx, l'abeille et l'architecte), l'homme s'y reconnaît (Hegel), et cette puissance de fabriquer le définit (Bergson, l'homo faber).

Mais le travail peut aussi nier la conscience de soi : comme nécessité et peine (la Genèse), comme animal laborans rivé aux besoins (Arendt), et surtout comme travail aliéné (Marx).

Le dépassement : le travail accomplit l'homme à condition de n'être pas aliéné — il le construit (Marx), s'il est libre et reconnu (Honneth) ; et l'homme se réalise aussi au-delà, dans l'action et le loisir (Arendt, Aristote).