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Philosophie · Terminale · Chapitre 5
Pouvons-nous faire confiance à la raison ?
IntroductionAnalyse du sujet · problématique · annonce du plan
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Amorce — entrer dans le sujet

🪶On définit volontiers l'homme comme un « animal raisonnable » : la raison serait notre guide le plus sûr vers le vrai.

Et pourtant, c'est aussi par elle que nous nous trompons, et en son nom que les hommes s'opposent sans fin.

D'où la question : pouvons-nous faire confiance à la raison ?

THÈSEPartie I
I · AThèse première — le doute — « la raison peut nous tromper »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Peut-on faire confiance à la raison ?

Un premier fait inquiète : la raison, comme les sens, nous trompe parfois. Descartes le montre par le doute.

I · BThèse première — le scepticisme — « que sais-je ? »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Le doute va plus loin : la raison elle-même est instable, changeante, contradictoire. Montaigne en fait sa devise : « que sais-je ? »

I · CThèse première — la raison instrumentale — « la raison est esclave des passions »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Il y a une limite plus profonde : la raison ne fonde pas nos fins ni nos valeurs. Hume montre qu'elle est l'esclave des passions.

ANTITHÈSEPartie II
II · AAntithèse — le cogito — « une certitude indubitable »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Pourtant, le doute lui-même révèle un point inébranlable.

En doutant, je pense ; et si je pense, je suis.

Le cogito fonde la confiance en la raison.

II · BAntithèse — le logos — « la raison nous arrache aux illusions »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

La raison ne fonde pas seulement sa propre existence : elle nous arrache aux illusions des sens pour atteindre le vrai. Platon le montre par l'allégorie de la caverne.

II · CAntithèse — les Lumières — « ose te servir de ta raison »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Faire confiance à la raison, c'est aussi s'émanciper. Kant fait de l'usage de la raison la devise des Lumières.

SYNTHÈSEPartie III
III · ASynthèse — la mesure — « ni exclure la raison, ni n'admettre qu'elle »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

La vérité n'est ni dans la défiance totale (I) ni dans la confiance aveugle (II), mais dans la mesure. Pascal en donne la formule.

III · BSynthèse — l'esprit critique — « se fier à la raison qui se réfute »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Ce qui rend la raison digne de confiance, ce n'est pas qu'elle ne se trompe jamais, mais qu'elle sait reconnaître et corriger ses erreurs. Popper en fait le cœur de la science.

III · CSynthèse — la prudence — « la raison raisonnable dans l'action »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Dans la conduite de la vie, faire confiance à la raison, ce n'est pas tout calculer, mais bien délibérer. Aristote l'appelle la prudence (phronèsis).

Conclusion généraleLa réponse à la problématique & l'ouverture
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Bilan du parcours — ce que le devoir a établi

🧭Pouvons-nous faire confiance à la raison ?

Elle a d'abord semblé fragile : elle nous trompe (Descartes, le doute), est incertaine (Montaigne) et n'est qu'un instrument des passions (Hume).

Mais le doute s'est retourné : le cogito fonde une certitude indubitable (Descartes), la raison atteint le vrai (Platon) et nous émancipe (Kant).

Le dépassement : la confiance ne doit être ni nulle ni absolue, mais critique et mesurée — la mesure (Pascal), l'autocritique (Popper), la prudence (Aristote).