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Philosophie · Terminale · Chapitre 4
Peut-on se connaître soi-même ?
IntroductionAnalyse du sujet · problématique · annonce du plan
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Amorce — entrer dans le sujet

🪶« Connais-toi toi-même », ordonnait l'inscription du temple de Delphes.

◈Mais ce commandement va-t-il de soi ?

◈Nous passons notre vie avec nous-mêmes, et pourtant nous nous surprenons sans cesse, et sommes parfois les derniers à comprendre nos propres réactions.

◈D'où la question : peut-on se connaître soi-même ?

ⅠTHÈSEPartie I
I · AThèse première — la conscience — « je suis une chose qui pense »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

❧À première vue, oui, je peux me connaître.

◈Par le doute et la conscience, je me découvre comme une réalité stable et certaine.

◈C'est la démarche de Descartes : au terme du doute, je sais au moins une chose — ce que je suis.

I · BThèse première — l'observation de soi — « je suis moi-même la matière de mon livre »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

❧Au-delà de la conscience immédiate (Descartes), on peut se connaître par une observation patiente de soi. Montaigne en fait l'objet de toute une vie.

I · CThèse première — l'intériorité — « rentre en toi-même »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

❧Il est un lieu privilégié pour se connaître : l'intériorité. Augustin invite à rentrer en soi-même pour y trouver la vérité.

ⅡANTITHÈSEPartie II
II · AAntithèse — je me trompe sur moi — « l'amour-propre »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

❧Cette belle certitude se fissure.

◈Car dès que je me regarde, je me regarde avec complaisance : l'amour-propre fausse la connaissance que j'ai de moi.

◈C'est ce que montre Pascal.

II · BAntithèse — le moi se dérobe — « le moi introuvable »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

❧Admettons que je dépasse mes illusions et que je saisisse, dans un éclair de lucidité, certaines de mes qualités.

◈Suis-je pour autant à même de connaître le « moi » ? Pascal montre que non : le moi est introuvable.

II · CAntithèse — l'inconscient — « le moi n'est pas maître dans sa propre maison »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

❧L'obstacle le plus radical n'est pas le mensonge à soi (Pascal), mais l'inconscient. Freud montre qu'une part de nous nous est inaccessible.

ⅢSYNTHÈSEPartie III
III · ASynthèse — le déplacement — « se connaître comme homme, viser la sagesse »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

❧Si le moi se dérobe, ce n'est peut-être pas un échec, mais le signe que je ne suis pas une chose.

◈Déplaçons alors la question : mon identité singulière échappe parce que je suis libre — mais je peux me connaître autrement.

III · BSynthèse — autrui — « on se connaît par le regard de l'autre »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

❧Si l'introspection échoue, c'est peut-être qu'on ne se connaît pas seul : on se connaît par autrui. Hegel le montre par la reconnaissance.

III · CSynthèse — le moi profond — « se saisir comme durée »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

❧Au-delà du moi social et superficiel, il y a un moi profond qu'on peut saisir par l'intuition. Bergson en montre le chemin.

Conclusion généraleLa réponse à la problématique & l'ouverture
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Bilan du parcours — ce que le devoir a établi

🧭Peut-on se connaître soi-même ?

◈Il semblait d'abord que oui : par la conscience (Descartes), l'observation de soi (Montaigne), l'intériorité (Augustin).

⚖Mais cette certitude s'est effondrée : l'amour-propre fausse la représentation de moi, le « moi » est introuvable (Pascal), et l'inconscient m'échappe (Freud).

◈Le dépassement : si le moi se dérobe, c'est que je ne suis pas une chose à connaître — je me connais autrement : comme liberté (Sartre), par autrui (Hegel), comme durée (Bergson).