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Philosophie · Terminale · Chapitre 3
Savons-nous ce que nous désirons ?
IntroductionAnalyse du sujet · problématique · annonce du plan
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Amorce — entrer dans le sujet

🪶Nous croyons spontanément savoir ce que nous voulons ; et pourtant, combien de fois changeons-nous d'avis, regrettons-nous un choix, ou nous surprenons-nous à désirer ce que nous condamnions ?

Cet écart entre ce que nous croyons désirer et ce que nous désirons vraiment pose la question : savons-nous ce que nous désirons ?

THÈSEPartie I
I · AThèse première — la conscience — « je sais ce que je désire »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

À première vue, nous savons ce que nous désirons.

Et cela paraît évident, car le désir est un fait de conscience : nul ne saurait mieux que moi ce qui m'attire.

C'est ce que soutient la tradition de la conscience transparente, illustrée par Descartes.

I · BThèse première — l'objet du désir — « désirer, c'est désirer quelque chose »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Si j'ai conscience de désirer (Descartes), je sais aussi quoi : tout désir vise un objet déterminé. Platon le montre dans Le Banquet.

I · CThèse première — la typologie — « connaître et ordonner ses désirs »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Non seulement je connais l'objet de mes désirs (Platon), mais je peux les classer par la raison. Épicure en donne la méthode.

ANTITHÈSEPartie II
II · AAntithèse — le désir nous trompe — « le désir, manque et illusion »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Cette transparence de la conscience est pourtant une illusion.

Nous croyons savoir ce que nous désirons ; mais nous sommes en réalité dominés par une force qui nous échappe.

C'est ce que montre Schopenhauer : le désir nous trompe, sur son objet comme sur sa nature.

II · BAntithèse — le désir nous échappe — « l'inconscient »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Poussons le soupçon à son terme.

Non seulement le désir nous trompe, mais une part de nos désirs est structurellement cachée à la conscience.

Avec Freud, il faut dire que nous ne savons jamais tout à fait ce que nous désirons.

II · CAntithèse — le désir mimétique — « nous désirons selon le désir de l'autre »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Il y a une raison plus subtile encore de notre ignorance : nous croyons désirer spontanément, mais nous imitons le désir d'autrui.

C'est le désir mimétique (Girard).

SYNTHÈSEPartie III
III · ASynthèse — le dépassement — « se reconquérir »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Cette ignorance n'est pourtant pas une fatalité.

Si la conscience ne peut se déchiffrer seule, un travail — la cure — peut lui rendre la connaissance d'elle-même.

C'est ce que montre Ricoeur : l'inconscient bien interprété ne dissout pas le sujet, il restaure sa liberté.

III · BSynthèse — la connaissance des causes — « des passions aux actions »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Si nous ne savons pas spontanément ce que nous désirons, nous pouvons l'apprendre en connaissant les causes de nos désirs. Spinoza en fait une libération.

III · CSynthèse — le souci de soi — « savoir ce qu'on désire est une conquête »
I

Introduction — l'idée directrice de la sous-partie

Savoir ce qu'on désire n'est donc pas un donné, mais une conquête — une tâche jamais achevée.

C'est le sens du « connais-toi toi-même » de Socrate.

Conclusion généraleLa réponse à la problématique & l'ouverture
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Bilan du parcours — ce que le devoir a établi

🧭Savons-nous ce que nous désirons ?

Il semblait d'abord évident que oui : le désir est un fait de conscience (Descartes), il vise un objet déterminé (Platon), et l'on peut le classer (Épicure).

Mais cette transparence était illusoire : le désir est manque et illusion, dominé par la Volonté (Schopenhauer), refoulé dans l'inconscient (Freud), emprunté à autrui (Girard).

Le dépassement : cette ignorance n'est pas une fatalité — on reconquiert la connaissance par l'interprétation (Ricœur), les causes (Spinoza), l'examen de soi (Socrate).